La démarche de sevrage passe d’abord par la recherche d’un lieu d’acceuil et d’écoute
L’accueil, la cure, la postcure, les foyers de postcure, les familles d’accueil, les cures ambulatoires sont des réponses adaptées à chaque cas.
De nombreux organismes sont en mesure de répondre à toute demande d’écoute, d’aide psychologique, de conseil, d’orientation, émanant de personnes confrontées à un problème de toxicomanie.
La cure
Ce terme englobe plusieurs notions puisqu’il comprend la cure de sevrage physique et le traitement des symptômes associés au sevrage ainsi que l’amorce de la "désintoxication psychologique".Les sevrages peuvent se dérouler dans un milieu hospitalier spécialisé ou en cure ambulatoire.La durée habituelle du sevrage physique est de 8 à 10 jours.
La postcure
Alors que la dépendance physique est rapidement circonscrite, la dépendance psychique est beaucoup plus difficile à vaincre et ce combat peut durer des mois, voir des années.C’est donc aprés un sevrage physique qu’il y a lieu de savoir répondre à la demande d’aide et de soutien dans une démarche souvent interrompue par des rechutes : les foyers de postcure, les familles d’accueil et les cures ambulatoires.
Les foyers de postcure
Préparer les jeunes toxicomanes à une réinsertion socialeet professionnelle, voilà l’objectif de ces foyers de postcure.Ils prennent en charge un petit nombre de personnes ayant déjà reçu des soins leur permettant de se passer physiquement de la drogue.Le fonctionnement de ces foyers, règles, style de vie, varie d’un lieu à l’autre et dépend en grande parties des responsables qui assurent l’encadrement.Le ministère de l’Emploi et de la Solidarité a donné son agrément à un certain nombre de foyers.
Les familles d’accueil
Elles accueillent les jeunes toxicomanes pour des séjour d’une à plusieurs semaines.Elles proposent la vie de tout les jours d’une famille qui vit dans un quartier, qui a des activité professionnelles et des heures de loisirs.
Les cures ambulatoires
Ce type de prise en charge n’isole pas les toxicomanes dans un milieu protégé.Celui-ci reste confronté à son milieu habituel et ne rompt pas avec sa vie quotidienne.Ces cures ambulatoires peuvent se dérouler dans des lieux très divers tels que dispensaire, consultation externe, hôpital de jour, etc...
L’insertion socioprofessionnelle
Une fois que le jeune toxicomane n’est plus dépendant de la drogue, il se heurte aux même problèmes d’insertion socioprofessionnelle que l’ensemble des jeunes en difficulté.
Très peu d’actions de formation spécifiques visent un public de jeunes toxicomanes, mis a part quelques centre depostcure, surtout en milieu rural.Il existe, certes, des mesures d’accompagnement à l’initiative des centres d’accueil de soin.Mais ces centre n’utilisent que les dispositifs mis en place ou reconduits par le gouvernement successifs.Cf fiche ACTUEL-Cidj n°4.4 "les dispositifs de formation pour les 16/25 ans"
Tendance dures
En ce qui concerne l’usage de drogues, l’actuelle loi ( quidate de 1970) est âprement discutée.Son objet principal est de réprimer sévérement l’usage de l’hèroine pour contraindre ses consommateurs à se faire soigner.Cette loi prévoit par ailleurs une peine d’un ande prison et une grosse amende pour simple usage, quelle que soit la drogue.Ces sanctions montrent leur limites car elles sont disproportionnées pour un simple fumeur de cannabis.La conséquence est qu’elles sont rarement appliquées.Le ministre de l’Intérieur demande à ce que chaque interpellation donne lieu à une sanction : obligation d’effectuer des travaux d’interet général, des stages ou recul de l’âge pour passer le permis de conduire.
Plus d’infos sur :
www.drogues.gouv.fr.